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Les fêtes que nous aimons célébrer

Trois grandes fêtes

Trois grandes fêtes…

plus une qui n’en est que dans l’intime du Cœur.

La solennité de la Pentecôte a clos le joyeux temps pascal : Le Christ est désormais dans la gloire à la droite du Père, et l’Esprit répandu sur le monde nous accompagne dans notre pèlerinage terrestre.

Mais l’Esprit - Jésus nous avait prévenu -, nul ne sait d’où il vient ni où il va ! Sa présence est mystérieuse, nous la vivons dans la foi…

Mais l’homme (et la femme, même la moniale !) a parfois besoin du concret. C’est la loi de l’Incarnation : tous les sacrements en témoignent.

Est-ce pour cette raison que l’Église nous offre de prolonger encore un peu le temps festif avant d’entrer vraiment dans le temps dit « ordinaire » ?

Trois fêtes splendides, solennelles nous attendent sur le chemin. Trois fêtes, si l’on ose dire, « gratuites », car elles ne commémorent aucun événement concret de l’histoire du salut. Elles veulent simplement célébrer Dieu.

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Trinité de Roublev

Le dimanche après la Pentecôte, nous célébrons le Dieu - TRINITÉ.
Autant dire le Dieu-Amour. Le Dieu dont l’esprit, cette grande circulation d’Amour entre le Père et le Fils, ne cesse de déborder sur nous, sur l’Église, sur tous les hommes, et finalement sur toute la création dont saint Paul nous dit qu’elle gémit elle aussi dans l’attente de la rédemption.

Dieu tout Amour, disait Elisabeth de la Trinité. Et elle écrivait aussi :

La Trinité, voilà notre demeure, notre « chez nous », la maison paternelle d’où nous ne devons jamais sortir. Le Maître l’a dit un jour : « L’esclave ne demeure pas toujours en la maison, mais le fils y demeure toujours ».

Le dimanche suivant, nous célébrons en quelque sorte l’essentiel de l’héritage que Jésus nous a laissé :
LE CORPS ET LE SANG DU SEIGNEUR.

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Célébration de l’Eucharistie

Non pas l’institution de ce sacrement, qui avait été déjà commémorée au soir du Jeudi Saint, mais cette réalité très concrète que nous pouvons toucher, manger, boire, le Pain et le Vin qui portent en eux la Présence du Seigneur de façon tellement mystérieuse bien que réelle, que l’homme ne peut qu’en balbutier un petit quelque chose. Elle est pourtant, parmi tous les autres, le lieu privilégié et unique de la Rencontre de l’homme et de Dieu, Dieu qui se livre définitivement entre les mains de l’homme pour le meilleur et le pire.

Ce qu’a très bien compris et exprimé Marie Noël dans son poème « Dialogue de Dieu et de l’homme » :

 

(…)
L’homme :

Seigneur, je remets entre Tes mains hautes
Mon âme et mon corps.

Dieu :
Homme, entre tes mains couvertes de fautes,
Je remets mon corps.

L’homme :
Livré, menu souffle, à ton Être immense,
Je suis dans tes mains.
Dieu :
Dans tes mains, je suis, pâle, sans défense,
Ce morceau de pain.
(…)

L’homme :
Mon Dieu, je me fie à Toi redoutable,
Me voici, prends-moi.
Dieu :
Prends-moi. Au hasard de l’humaine table,
Je me fie à toi.
(…)

L’homme :
Et voici mon âme entre Tes mains, comme
En un grand danger.
Dieu :
Voici dans tes mains, voici mon corps, Homme,
Que tu vas manger.

L’homme :
Pour courir en Toi, mon Dieu, l’aventure
D’espérer sans jour.
Dieu :
Pour courir ensemble, ô ma créature,
Le risque d’Amour.

Enfin, le vendredi de cette même semaine, nous nous rappelons que notre Dieu devenu homme a aussi un cœur humain, un cœur brûlant d’amour : le Sacré-Coeur.

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Le Coeur transpercé du Christ sur la Croix

De ce cœur, transpercé sur la croix, aiment nous rappeler les Pères de l’église, est née l’Église, nouvelle Mère des vivants, comme la première Ève est née du côté ouvert du premier Adam.

 

Et chacune (et chacun…) de nous peut dire avec la Petite Thérèse  :

Je pense que le Coeur de mon époux est à moi seul comme le mien est à lui seul et je lui parle alors dans la solitude de ce délicieux coeur à coeur en attendant de le contempler un jour face à face !…

Cette fois, les grandes fêtes du Mystère divin sont terminées pour plusieurs mois…

Mais il en reste une « petite », une simple « mémoire » selon la terminologie de l’Église, mais qui est grande, avons nous dit, dans l’intimité du Cœur.

Car après le cœur du Fils, comment ne pas évoquer le cœur de la Mère, la Sienne, certes, mais qu’Il a donnée du haut de sa croix pour qu’elle soit aussi la nôtre.

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La Vierge de Fatima

Oui, en ce samedi après le Sacré-Cœur, nous aimons nous rappeler que Marie nous ouvre aussi son cœur, tout pur, tout immaculé, assez grand pour contenir l’amour sans limites pour tous ses enfants ; ceux qui la connaissent et l’aiment, et ceux qui l’ignorent… en passant par tous les autres !

Certes, « Le Cœur immaculé de Marie  » n’est pas une petite fête, car le cœur d’une Mère est plus grand que le monde…

Et maintenant, nous pouvons vraiment « rentrer » dans le Temps Ordinaire, car désormais, « qui nous séparera de l’amour du Christ ?  » (Rom. 8)

 
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