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Les fêtes que nous aimons célébrer

La fête de l’Épiphanie

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Cathédrale d’Autun : Adoration des mages

 

 

Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem en disant : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre se lever et sommes venus lui rendre hommage. L’ayant appris, le roi Hérode s’émut, et tout Jérusalem avec lui. Il convoqua tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s’enquit auprès d’eux du lieu où devait naître le Christ. A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, comme il est écrit par le prophète :

Et toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n’es nullement le moindre des clans de Juda ;
car de toi sortira un chef
qui sera berger de mon peuple Israël.

Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l’apparition de l’astre, et les envoya à Bethléem en disant : Allez vous renseigner sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi, afin que j’aille, moi aussi, lui rendre hommage. Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu’à ce qu’il s’arrête au-dessus de l’endroit où était l’enfant. À la vue de l’astre ils se réjouirent d’une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et se prosternant, ils lui rendirent hommage ; et ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Après quoi, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils prirent un autre chemin pour rentrer dans leur pays. Matthieu 2, 1-12

D’origine orientale, cette seconde grande fête qui se rattache aux célébrations de la naissance du Christ est attestée en Occident au IVe siècle. Pourtant, dès l’année 120, d’après le témoignage de Clément d’Alexandrie, les gnostiques de Basilide la célébreraient déjà en Égypte, le 6… ou peut-être le 10 janvier, en tant que la fête du baptême du Christ : une première tentative de christianiser les fêtes païennes de solstice d’hiver.

La fête eut une évolution plutôt complexe. À l’origine, l’Église de Jérusalem célébrait, le 6 janvier, le Nativité du Seigneur, comprenant aussi la mémoire de l’adoration des bergers (Luc 2, 8ss) et celle des mages (Matthieu 2, texte ci-dessus).

Lorsqu’elle commence à être célébrée à Rome, où la fête du 25 décembre existe déjà, elle deviendra la fête de la manifestation du Christ aux nations païennes, représentées par ces « mages venus d’Orient ».

L’Église d’Orient, sans doute sous l’influence égyptienne, y ajoute d’abord le rappel du baptême du Christ, puis, plus tard, celui du « 1er signe », le miracle aux noces de Cana (cet ajout étant déjà connue par Épiphane de Salamine, 4e siècle).

Alors que l’Église d’Orient n’a finalement retenu, comme l’unique sujet de fête, le Baptême, avec le rite de la bénédiction solennelle des eaux, l’Église latine a mis au centre la manifestation aux païens, mais garde dans l’office monastique et la Liturgie des Heures le rappel des deux autres « mystères », sous forme d’antiennes aux Laudes et aux Vêpres de la fête, alors que le Baptême du Christ fait l’objet d’une autre fête dans la semaine qui suit l’Épiphanie.

Peut-être plus que d’autres, cette fête a été l’objet de piété populaire. Très rapidement, les mages de Matthieu sont devenus « rois », leur nombre fut fixé à trois, ils ont reçu des noms propres…

De nombreuses coutumes populaires (parfois d’origine païenne) s’y rattachent, telle la galette des rois en France, Befana en Italie, « les 3 rois » qui dans certains pays allaient, chantant et portant l’étoile, bénir les maisons, … ou bien quêter pour leur propre compte ou plus rarement pour celui de la paroisse…

De nos jours, dans de nombreux pays d’Occident l’Épiphanie n’est plus fêtée liturgiquement le 6 janvier, mais le second dimanche après Noël. Serait-ce parce qu’elle a perdu de l’importance ?
Bien au contraire ! Dans les pays déchristianisés d’Occident, où les fêtes religieuses ne sont pas en général fériées, la seule façon de préserver une fête et permettre aux fidèles de la célébrer en participant l’Eucharistie est de la transférer au dimanche le plus proche !

Mais ici, en Terre Sainte, nous continuons à fêter l’Épiphanie le 6 janvier.

L’Épiphanie intéresse toujours… voici deux présentations très différentes offertes par des sites qui ne sont pas chrétiens :

LEXILOGOS

JOYEUX-NOEL

Le saviez-vous Parmi tous les édifices chrétiens de Palestine, seule la basilique de la Nativit. fut épargnée par le Perses en 614.

Pourquoi ? Ils ont cru reconnaître, dans la fresque des mages, les portraits de leurs ancêtres !

 

 

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