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Les grands événements

L’année Saint Paul

Le 29 juin 2008, en la fête de Sts Pierre et Paul, l’Église a ouvert une année consacrée à ce dernier.

Ouverture de l’année

Paul de Tarse, homme de toutes les contradictions.

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St Paul

« Le dernier des apôtres » selon sa propre parole, mais apôtre tout de même envers et contre tout (tous ?), Paul est l’homme qui a bouleversé le cours de l’histoire - le mot n’est pas trop fort - en portant l’Évangile du Christ à travers presque tout l’empire romain.

Supérieurement intelligent, mais d’une sensibilité à fleur de peau ; homme de violentes colères et d’une tendresse sans mesure, sinon la mesure de la tendresse du Christ ; persécuteur effréné de l’Église naissante, par jalousie pour le Dieu unique d’Israël, devenu le plus actif des apôtre de « l’évangile de la Gloire du Christ » auprès des païens en espérant « exciter la jalousie » de ses frères juifs ; réputé pourfendeur de la Loi, et passionnément fier d’être Juif certains ont pu le considérer comme un vrai « fondateur du christianisme », mais il rappelle à plusieurs reprises à propos des vérités essentielles : « Je vous transmets ce que j’ai moi-même reçu »…

L’homme passionnant s’il en fut, suscitant des amitiés sans faille aussi bien que des haines passionnées…

Et en fin de compte, l’homme dont on ne sait pas grand-chose !

Nous aimerions vous le faire découvrir un peu, à travers ce que nous-mêmes avons découvert ou découvrirons au cours de cette année qui lui est consacrée, par nos lectures, des enseignements reçus, des méditations personnelles ou des partages communautaires, tout en sachant que bien d’autres approches, d’autres visions de cet homme exceptionnel sont possibles.

Partage : Mes rencontres avec Paul de Tarse

La suite du Christ selon st Paul – méditation

Textes de Paul avec références

Partage : Mes rencontres avec Paul de Tarse

Méditation d’une soeur

 

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Icône représentant Saint Paul

Paul homme fascinant… et irritant.

Ses épîtres sont inégalables quant à sa compréhension, et à sa capacité de faire comprendre aux autres autant que cela se peut, le mystère du Christ dans toute sa « hauteur, largeur et profondeur ».

Paul n’est pas seulement un homme de foi, il est un mystique de la plus pure eau. Saisi par la grâce de façon tellement absolue qu’il n’y a plus de place dans sa vie que pour Dieu et sa volonté.

Et ce fut ma première rencontre avec Paul : ses lettres, je les ai aimées - je les aime toujours - avec toute la passion d’une jeune convertie venue d’un athéisme tel que l’existence de Dieu y était absolument inconcevable si l’on n’était pas arriéré mental… Or je découvrais là une des plus puissantes intelligences de l’humanité de tous les temps, mise au service de la foi. Comment ne pas être éblouie, séduite ?

Je passais des heures à lire, à déchiffrer à apprendre par cœur son message. Encore aujourd’hui - et mes proches le savent bien, et commencent à sourire - certaines de ses phrases me font tressaillir d’une allégresse surnaturelle, moi qui ne suis pas mystique pour un sou :

« En Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité »
« Nous serons transformés de gloire en gloire »
« J’estime que les souffrances du temps présent ne peuvent être comparées à la gloire qui va se révéler en nous »
« La création toute entière aspire à la révélation des fils de Dieu »
« Il nous a prédestinés à reproduire l’image de son Fils »…

Mais il faut que je m’arrête, car je pourrais remplir ainsi plusieurs pages.

Donc, la première rencontre fut une fascination qui m’entraînait à sa suite dans la profondeur du mystère de Dieu pour ne plus jamais en sortir.

Puis, ce fut une deuxième rencontre, celle de l’homme Paul ; ou, plus précisément, de l’homme Paul tel que je l’ai perçu, tel que j’ai cru le connaître.

Et ce fut le désenchantement. Car j’ai rencontré un Paul sûr de lui, dur non seulement pour ceux qu’il considérait, souvent avec raison d’ailleurs, comme ses adversaires, mais encore pour les faibles, ceux qui tombent sur le rude chemin de la montée, qui crient parce qu’ils ont mal, qu’ils ont peur, qui n’arrivent pas à surmonter l’obstacle et dégringolent sur la pente dont ils ont déjà grimpé péniblement un bon bout…

Un Paul qui fait âprement valoir ses droits d’apôtre face à ceux qu’il considère moins habilité que lui à prêcher l’évangile ; qui se montre volontiers cassant s’il est à bout d’arguments (« Du reste, si quelqu’un veut ergoter, tel n’est pas notre usage »…) ; un Paul enfin qui se donne volontiers en exemple comme s’il se considérait comme un modèle de sainteté…

Oui, ce fut le désenchantement. Je ne comprenais plus : comment un homme pouvait-il à la fois dire de choses aussi sublimes sur la charité comme sa 1re lettre aux Corinthiens, sur l’humilité comme celle aux Philippiens, et y manquer dans le concret de la vie ?

C’était alors, dans mes pensées, comme une espèce de schizophrénie : j’aimais toujours autant ses lettres, j’y puisais la vie, la science, elles continuaient à me fasciner et m’entraîner dans les profondeur du Mystère. Mais j’évitais de regarder celui qui les avait écrites ; contrairement à ce qu’il affirmait, je ne pouvais le prendre pour exemple…

Curieusement, à la même époque j’avais, pour des motifs bien différents mais qui n’étaient pas sans analogie, quelques difficultés avec saint Jean. Là aussi, j’avais aimé passionnément son évangile et ses lettres, mais je commençais à percevoir comme une discordance entre son éblouissante christologie et certaines de ses paroles :

« Nul ne peut venir à moi si le Père ne l’attire » mais aussi « Celui qui ne croit pas est déjà condamné ».
« Je suis le bon berger » mais aussi « Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ».
«  Il est la victime expiatoire non seulement pour nos péchés mais aussi ceux du monde entier » mais aussi « Il y a un péché qui conduit à la mort, pour celui-ci je ne vous demande pas de prier ».
« Si Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns des autres » mais aussi « si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine (sous entendu : la nôtre, la seule bonne), ne le recevez pas, ne le saluez même pas »…

Ce qui d’ailleurs ne l’empêche pas de se plaindre de celui qui ne reçoit pas ses propres envoyés et empêche les autres de le faire…

Sans dire que j’y cherchais en vain des paroles sur l’amour des ennemis, sur le pardon «  jusqu’à 77 fois », sur la brebis perdue ramenée sur les épaules…

Bref, mes deux auteurs les plus aimés me sont apparus soudain comme sous une lumière crue de leurs contradictions ; alors tout en moi n’était plus que brisure, et la lecture de la Parole de Dieu, source de larmes. A ceci s’ajoutait un vague sentiment de culpabilité de ne pas apprécier ces deux auteurs comme je le devrais. Cette nuit dans laquelle je me débattais avait duré pas mal d’années.

Puis, vint la troisième rencontre avec Paul, tout récente. Dans le cadre de notre formation permanente, un Père est venu nous faire une initiation à Saint Paul. Et là, soudain, je le découvrais tout autre que celui que je connaissais. Pour être sûre qu’il ne s’agissait pas là uniquement d’opinions personnelles du Père, j’ai cherché une bibliographie. Un nom parmi d’autres me saute aux yeux : Simon Légasse ! Celui qu’actuellement je lis avec le plus d’intérêt, et de profit ! On commande le livre en question… et là je trouve, à quelques nuances près, presque le même portrait que celui esquissé par notre conférencier :

Paul saisi par le Christ, certes, mais restant profondément Juif ; Paul apôtre aux grandes exigences pour le Christ, mais humainement fragile et le sachant très bien : n’est-ce pas pour cela qu’il force parfois la dose dans ses discussions avec ses adversaires ? Paul déchiré entre les exigences de l’évangile - et l’amour pour ces pauvres types de Corinthe ou de la Galatie qui ne veulent pas comprendre que c’est justement son amour qui le rend si exigeant…

Et finalement Paul l’homme qui reste très seul, allant humainement d’échec en échec, malgré la réussite fulgurante de son apostolat ; rejeté, lui aussi, par les siens, et les siens des deux côtés, tant par des juifs que par des chrétiens ; un homme qui a connu la nuit, le doute, mais qui continuait à marcher à la suite du Christ auquel il avait voué toute sa vie, et jusqu’au martyre…

Alors, oui, de ce Paul, je me sens finalement très proche. Plus qu’un Maître de génie, il m’est devenu un frère aîné qui me montre la voie, toujours plus loin, toujours plus haut, entrant toujours plus profondément dans le mystère même de Dieu, en désirant passionnément la Rencontre …

 

 

 

La suite du Christ selon St Paul – méditation

 

Ce texte avait été écrit d’abord comme une méditation personnelle d’une sœur, après un partage communautaire sur la suite du Christ ; il a été refait pour pouvoir être utilisé sur le site.

Encore qu’il est un peu difficile de séparer « l’homme Paul » de « l’apôtre Paul », il m’a semblé utile de le tenter…

 

I. L’homme Paul

 

Tout d’abord, que peut-on dire de l’homme Paul dans sa vie personnelle, par rapport à la suite du Christ qu’il vit… et qu’il nous propose de vivre ?

  • a) En premier lieu, on peut dire que c’est quelqu’un dans la vie de qui le Christ a une primauté absolue. On a l’impression qu’il est littéralement brûle du désir, de la passion de la gloire de Dieu.

    Cela est d’ailleurs vrai déjà de Saoul avant sa conversion ; et dès a rencontre du Seigneur, on se rend bien compte que ce n’est plus lui-même qui compte mais la volonté de Dieu.

    On le voit à trois éléments :

    Paul accepte l’interpellation : Qui es-tu, Seigneur ?

    Accepte la médiation d’un autre : Ananie, Barnabé

    Agit immédiatement en fonction de ce qu’il a compris, pas de respect humain, il ne se demande pas « Que vont-ils penser de moi ? Ils vont dire que j’ai retourné ma veste… » Ce sentiment de l’immensité de la gloire de Dieu, s’il est très exigent pour Paul lui-même, ne va pas parfois sans des exigences qui peuvent être, ou du moins sembler, dures pour les autres (cf. par ex. Rm 1, 20-21)

  • b) Il se laisse guider par l’Esprit : on voit cela tout au long des Actes et dans ses lettres ; il cherche à s’ajuster sans cesse à la volonté de Dieu (par ex. Rm 1/10).
  • c) Paul a une vue très large du salut offert par Dieu : Non seulement tous les hommes qui ne connaissent pas la Loi révélée y sont conviées, mais encore la création entière y est comprise (par ex. Rm. 8, 19ss).

 

II. Paul, à la fois Contemplatif et Apôtre, inséparablement

Qu’est-ce que dans la vie « publique » de Paul peut nous interpeller, quant à la suite du Christ ?

Contemplatif, et même mystique :

(Je laisserai de côté ses extases, qui sont, tout comme celles de la Santa Madre, inimitables ! d’ailleurs, il en dit si peu…)

  • a) Personne, avant lui, n’a aussi bien saisi et exprimé le mystère du Christ (ne pas oublier que Jean écrit bien plus tard !)

    Suivre le Christ, c’est peut-être tout d’abord accepter de scruter sans cesse son mystère… Toutes ses lettres en témoignent.

    Mais le Christ, pour Paul, est celui qui mène au Père : il n’en est jamais isolé !

    Mais aussi, chez lui, le mystère du Christ est toujours immédiatement associé à celui des frères, de l’Église, de la charité…

  • b) sa mystique ne le détourne pas du « quotidien au ras du sol : Paul a les pieds solidement posés sur la terre
  • c) On dirait que sa vie est comme tissée d’action de grâce et de bénédiction :
  • d) La primauté absolue, pour Paul, est l’annonce du Christ comme unique Sauveur ; il a en outre très fortement conscience que l’appel à la foi comporte le devoir de l’annoncer !
  • e) Fidélité personnelle sans failles à ses origines et à la foi de ses pères, amour ardent de son peuple (dimension de Paul que l’on commence à peine à découvrir) ; (*)

    mais il est défenseur farouche de la liberté des autres ; cette liberté qu’on tient essentiellement du fait qu’en Christ on devient fils, cependant à deux conditions : (**)

    – que cela soit une VRAIE liberté (= pas « faire n’importe quoi sous prétexte que
    le Christ m’a libéré »)
    – que la charité prime toujours (même au prix de ma propre liberté)

  • f) C’est d’ailleurs en toutes circonstances que la charité doit avoir le premier et le dernier mot  ; sinon, on n’est pas disciple du Christ
  • g) L’Amour sans faille de l’Église, souci de communion tant qu’entre les chrétiens qu’entre les entre communautés (y compris dans le concret le plus matériel : cf. collecte pour les pauvres de Jérusalem), la compassion pour tous, y compris des pécheurs
  • h) La foi exige une cohérence avec la vie : une certaine morale, certes, mais au-delà et bien au-delà de simples exigences morales, une réelle offrande de tout son être à Celui qui donne le sens à tout :
  • g) La place centrale et incontournable de la Croix dans la foi… et l’existence chrétienne ; mais aussi, inséparablement, la résurrection du Christ, garantie de la nôtre.

N.B. Pour ne pas alourdir la page, je n’ai pas mis les citations ; mais qui s’y intéresse,
les trouvera ci-après, avec les références.

 

 

Textes de Paul avec références

 

II. a :

 

Quelques expressions, parmi beaucoup d’autres :

 

Nous prêchons la sagesse de Dieu mystérieuse et cachée que Dieu avant les siècles avait destinée pour notre gloire. 1 Cor 2,7ss.

Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sorte de bénédictions spirituelles au ciel, dans le Christ…. Eph. 1, 3-14

… afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation... Eph. 1,17-23.

Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous afin que nous les pratiquions. Eph. 2, 10

Il est notre paix, lui qui des deux n’a fait qu’un seul, … vous n’êtes plus des étrangers ni les gens du dehors… en lui, tout édifice s’élève harmonieusement pour être un temple saint… en lui vous êtes édifiés pour être une demeure de Dieu en Esprit Eph. 2, 14-22

Vous pouvez comprendre l’intelligence que j’ai des mystères du Christ. Il n’a pas été manifesté aux hommes des autres générations… ce mystère, c’est que les païens sont des cohéritiers, participant à la même promesse… Eph. 3, 4-12

Ayez en vous les sentiments qui furent dans le Christ Jésus : Lui, qui était de condition divine… Eph. 2, 5-11

Rendez grâce qu Père qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints… Col. 1, 13-20

… le mystère caché … Christ parmi vous, espérance de la gloire. Col. 1, 26-27

En Lui demeure corporellement toute la plénitude de la divinité Col. 2, 9 (et non, comme on traduit dans la liturgie, en l’aplatissant passablement : dans son corps habite la plénitude de la divinité)

Car la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes a été manifestée, elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s’est livré pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier un peuple qui lui appartienne en propre, zélé pour le bien.

Mais le jour où apparurent la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes, il ne s’est pas occupé des œuvres de justice que avions pu accomplir. Mais, poussé par sa seule miséricorde, il nous a sauvés par le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint. Et cet Esprit, il l’a répandu sur nous à profusion, par Jésus-Christ, notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce du Christ nous obtenions en espérance l’héritage de la vie éternelle. Tite 3, 4-7

 

Celui qui mène au Père :

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. Rm. 1/7

Je rends grâce à mon Dieu par Jésus Christ Rm 1/8

Dieu que je sers en mon esprit dans l’évangile de son Fils Rm /9

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de toutes miséricordes et de toutes consolations. 2 Cor 1, 3

Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit du Fils, lequel crie : Abba ! Père ! Gal. 4, 6)

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés(…) selon la volonté de notre Dieu et Père. Gal 1, 3

Dieu, qui est riche en miséricorde, grâce au grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos péchés, nous a rendu la vie avec le Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés), ... Eph. 2, 4-6

A cause de cela, je fléchis le genou devant le Père… afin qu’il vous donne selon la richesse de sa gloire d’être puissamment fortifiés par son Esprit… que le Christ habite en vos cœurs… Eph. 3, 14-21

Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ. Eph. 4, 5-7

Car il y a une seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. 1 Tim. 2, 5-6

 

…immédiatement associé à celui des frères, de l’Église, de la charité…

Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir un même langage, à ne pas voir de divisons entre vous, mais à être parfaitement unis… 1 Cor 1, ss

Comme le corps est un tout en ayant plusieurs membres, et comme tous les membres du corps malgré leur nombre ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ (…) L’œil ne peut pas dire à la main : je n’ai pas besoin de toi, ni la tête aux pieds : je n’ai pas besoin de vous. Bien plutôt, les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont nécessaires. (…) Dieu a disposé le corps de manière de donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de divisions dans le corps mais que les membres aient également soin les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui, si un membre est honoré, tous se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps du Christ, vous êtes ses membres. 1 Cor 12, 12ss.

… jusqu’à ce qu nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme parfait, à la mesure de la stature parfaite du Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants flottant et emportés à tout vent de la doctrine… Eph. 4, 13ss

 

II, b :

 

Faute de pouvoir tout citer, voici quelques exemples :

Nuit et jour nous avons peiné afin de n’être à charge à aucun de vous. 1 Th. 2,9

Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre. 2 Th. 3, 6

Lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément : que celui qui ne veut pas travailler ne mange pas non plus. Nous apprenons cependant qu’il y en a parmi vous quelques uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités. Nous invitons ces gens-là et nous les exhortons par le Seigneur Jésus Christ de manger le pain qu’ils auront gagné en travaillant paisiblement. 2 Th. 10-12

Quelques uns (…) se sont égarés dans de vains discours : ils veulent être docteurs de la loi et ils ne comprennent ni ce qu’ils disent ni ce qu’ils affirment. 1 Tim. 1, 6-7

J’exhorte donc, avant toute chose, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâce pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille… 1 Tim. 2, 2

Il faut que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme… il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tient ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté, car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ? Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti de peur qu’enflé d’orgueil…. 1 Tim. 3, 2-13

Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille… 1 Tim. 5, 4

Refuse les jeunes veuves, car lorsque la volupté les détache du Christ, elles veulent se marier et se rendent coupables en violant leur premier engagement. Avec ça, étant oisives, elles apprennent d’aller de maison en maison… Je veux donc que les jeunes se remarient, qu’elles aient des enfants qu’elles dirigent leur maison. 1 Tim. 5, 11-14

N’impose les mains à personne avec précipitation (…) Cesse de boire que de l’eau, prends un peu de vin, à cause de ton estomac. Tim. 22 ; 23

Je t’ai laissé en Crète afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler… il faut que l’évêque soit irréprochable… Tite 1, 5-9

Dis aux vieillards qu’ils doivent être sobres…, dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté,… pour apprendre aux jeunes femmes d’aimer leur mari et leurs enfants… Tite 2, 1-10

Bien que j’aie dans le Christ tout le franc-parler nécessaire pour te prescrire ton devoir, je préfère invoquer la charité et te présenter une requête… (demande de l’affranchissement d’Onésime de l’esclavage). Phm. 1, 8-23

 

II c

 

« Je rends grâce à mon Dieu par Jésus Christ au sujet de vous tous » Rm 1/8

Grâces soient rendues à Dieu : Jadis esclaves du péché, vous vous êtes soumis cordialement à la règle de la doctrine… Rm. 6,17

Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâce à votre sujet 1 Cor 1, 4Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. 1 Cor 15, 57

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur… 2 Cor 1, 3

Grâces soient rendues à Dieu qui nous fait toujours triompher dans le Christ. 2 Cor 3,14

Grâces soient rendus à Dieu pour son ineffable don ! 2 Cor 11,15

Grâces soient rendus à Dieu de ce qu’il a mis dans le cœur de Tite le même empressement pour vous. 2 Cor. 8, 16

Ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâce pour vous en faisant mention de vous dans mes prières. Eph. 1, 15-16.

Je rends grâce à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous. Phil. 1, 2

Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et ne cessons de prier pour vous. Col. 1, 3

Nous rendons continuellement grâce à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières. Th. 1, 2

Nous devons à votre sujet rendre continuellement grâce à Dieu comme il est juste, parce que votre foi fait de grands progrès, et que la charité de chacun de vous augment de plus en plus. 2 Th. 1, 3

Je rends grâce à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle en m’établissant dans le ministère. 1 Tim. 1, 12

Je rends grâce à Dieu que mes pères ont servi et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de toi dans mes prières. 2 Tim. 1, 3

(Paul, prisonnier du Christ…) Je rends sans cesse grâce à mon Dieu faisant mémoire de toi dans mes prières… Phm. 1, 4

 

II d

 

mis à part pour annoncer l’Évangile Rm 1/1

Je désire vous voir pour vous communiquer quelque don spirituel (…), Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants. Ainsi j’ai un vif désir de vous annoncer aussi l’évangile... Rm 1/11-15

La grâce que Dieu m’a faite d’être ministre de Jésus-Christ parmi les païens (…) Je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où le Christ n’a pas été annoncé… Rm 15,15 ss

Appelé à être apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu. 1 Cor 1,1

Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, mais une nécessité qui m’est imposée ; malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! (…) Quelle est donc ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce… 1 Cor 9, 16ss

Bien que libre à l’égard de tous, je me suis fait serviteur de tous, afin d’en gagner le plus grand nombre… 1Cor 9, 19,ss

L’amour du Christ nous presse… si un seul mort pour tous… afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour lui qui est mort et ressuscité… 2 Cor. 5, 14ss

Ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ… Gal 2, 16

Je ne rejette pas la grâce de Dieu. Car si la justice s’obtient par la loi, le Christ est donc mort en vain. Gal. 2, 21

… Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? Avez-vous donc tant souffert en vain ? Gal. 3, 2ss

Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant lui-même malédiction pour nous… Gal. 3, 13ss

Vous êtes séparés du Christ, vous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. Gal. 5, 4

C’est par grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Eph. 2, 8-9

Le Christ est ma vie, et mourir m’est un gain. Mais s’il est plus utile que je demeure dans la chair… Phil. 1,21-23

 

II e

 

Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience me rend témoignage dans l’Esprit Saint : … je voudrais être moi-même anathème et séparé du Christ à cause de mes frères selon la chair… Rm 9,1-5

Si leur mise à l’écart fut une réconciliation pour le monde, que sera leur admission, sinon une résurrection d’entre les morts ? Rm 11, 12.

Sont-ils hébreux ? Moi aussi. Israélites ? Moi aussi. Sont-ils de la postérité d’Abraham ? Moi aussi ! 2 Cor. 11, 22

Nous, nous sommes Juifs de naissance, et pas les pécheurs d’entre les païens. Gal 2, 15

Je rends grâce à Dieu que mes pères ont servi et que je sers avec une conscience pure … gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, tout comme elle était d’abord en ta grand’mère Loïs et ta mère Eunice. 2 Tim. 1, 3-5

Quelqu’un a-t-il été appelé circoncis, qu’il reste circoncis ; quelqu’un a-t-il été appelé incirconcis, qu’il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n’est rien, l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu est tout. 1 Cor. 7,19

Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu. Si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus ; si nous ne mangeons pas,nous n’avons rien de moins. 1 Cor. 8,8

C’est pour la liberté que le Christ nous a affranchi. Demeurez donc fermes et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. Gal. 5, 1

Tout m’est permis, mais tout ne m’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit (…) Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire des membres de prostituée ?… 1 Cor 6,12ss.

Tout est permis, mais tout n’édifie pas. 1 Cor 10,23

Frères, vous avez été appelés à liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair, mais rendez-vous par la charité serviteurs les uns des autres. Gal. 5, 13

Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure. Mais si, pour un aliment, un frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour. Que ton aliment ne cause pas la perte de celui pour qui le Christ est mort… Rm 14,15ss

Prenez garde que votre liberté ne devienne pierre d’achoppement pour les faibles. (…) C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande. 1 Cor. 8,13

Toute le loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Gal. 5,14

 

II f

 

Que la charité soit sans hypocrisie. Par amour fraternel soyez pleins d’affection les uns pour les autres. (…) Pourvoyez aux besoins des saints ; exercez l’hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent… Si ton ennemi a fait, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire… Rm 12,9ss

Le commandement ‘tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne voleras point’ (…) et les autres se résument dans cette parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain, l’amour est donc l’accomplissement de la loi. Rm 13, 10

… Si je n’ai pas la charité…1 Cor 13

Que tout ce que vous faites se fasse avec charité. 1 Cor 16,14

 

II g

 

Je vais à Jérusalem pour le service des saints : La Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les frères de Jérusalem ; elles l’ont bien voulu, et elles le leurs devaient, car si les païens ont eu leur part dans les avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles. Rm 15,25 ss

Pour ce qui est de la collecte en faveur des saints, agissez vous aussi comme je l’ai ordonné aux Églises de Galatie. 1 Cor. 16,1

… que votre largesse soit prête comme une largesse, et non comme une lésinerie. 2 Cor. 9, 8ss

Assiégé tous les jours par les soucis que me donnent toutes les Églises ; Qui est faible que je ne sois faible ? Qui ne tombe sans qu’un feu ne me brûle ? 2 Cor.11, 28-29

 

II h

 

Ne livrez pas vos membres au péché, en instruments d’iniquité ; mais offrez-vous à Dieu comme des vivants revenus de la mort (…) car le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes plus sous a loi mais sous la grâce... Rom. 6, 13ss

Nous ne sommes pas redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Rm 8,12

Je vous exhorte, frères, paie la miséricorde de Dieu, d’offrir vos personnes en hostie pure, sainte, agréable à Dieu… Rm. 12, 1ss

Mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie ! 1 Cor. 10,14

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? 2 Cor. 6, 14ss

Purifions nous de toute souillure de la chair et de l’esprit en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Cor 7

La chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair. Ils sont opposés entre eux afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez…Gal. 5, 17ss

Celui qui sème pour la chair moissonnera de la chair la corruption, celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle… Gal 6, 8ss

Je vous exhorte donc(…) à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée... Eph. 4, 1-3

Vous ne devez plus marcher comme des païens… Marchez dans la charité à l’exemple du Christ qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. Eph. 4, 17- 5, 2 (et la suite…)

Conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile du Christ. Phil. 1, 27

Rendez ma joie parfaite ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par l’esprit de parti ni par vaine gloire,… Eph. 2, 3ss

Dis aux vieillards qu’ils doivent être sobres…, dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté,… pour apprendre aux jeunes femmes d’aimer leur mari et leurs enfants… Tite 2, 1-10

Rappelle à tous qu’il faut être soumis aux magistrats et aux autorités, pratiquer l’obéissance, être prêt pour toute bonne œuvre,, n’outrager personne, éviter la chicane, se montrer bienveillant, témoigner à tous les hommes une parfaite douceur… Tite 3, 1, 1-2

II i

J’estime que les souffrances du temps présent ne sont rien en comparaison avec la gloire qui doit se révéler en nous. (Rm 8,18)

Comme il est écrit : A cause de toi, on nous met à mort tous les jours… Rm 8,36

… pour annoncer l’Évangile sans la sagesse de langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine. Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui se perdent… 1 Cor. 1, - 2,2

Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errant, çà et là… 1 Cor 4, 10ss.

De même que les souffrances du Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par le Christ… 2 Cor. 1, 5ss

Nous sommes pressés de toute part mais non pas écrasés, ne sachant qu’espérer mais nos désespérés… nous portons toujours et partout en notre corps les souffrances de Jésus… 2 Cor. 4, 7… 13

Nous nous rendons à tous égards recommandables comme serviteurs, de Dieu par beaucoup de patience dans les tribulations… sous les coups, dans les prisons, dans les troubles… 2 Cor. 6, 4ss

Ministre du Christ… par des travaux, les coups, les emprisonnements… 2 Cor 11, 23-27

J’ai été crucifié avec le Christ, et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m,a aimé et s’est livré pour moi. Gal. 2,20

Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Gal 5, 24

Je vous demande de ne pas perdre courage à cause de mes tribulations pour vous : elles sont votre gloire. Eph. 3, 13

Après avoir souffert et être outragés à Philippes, comme vous le savez, nous prîmes l’assurance en notre Dieu pour vous annoncer l’Évangile de Dieu au milieu de bien des combats. 1 Th. 2,2

Pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. 2 Tim. 7-8

 

N.B.– Il est évident que les citations ne sont pas exhaustives, et d’autre part, que souvent elles pourraient être utilisées dans plusieurs endroits (il m’est arrivé de le faire parfois, mais pas systématiquement, pour ne pas trop alourdir…)

 

 

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