Le pays et nous
Fêtes juives
"Ce mois sera pour vous en tête des autres mois, il sera pour vous le premier mois de l'année." (Exode 12, 1)
Les « débuts d'année » dans le Judaïsme
En réalité, l'année liturgique juive connaît plusieurs « débuts d'année ».
Le premier, celui qui commence "officiellement" une année nouvelle, est la fête de Roch ha Chanah, littéralement « la tête de l'an ». Elle est suivie de toute une série des fêtes appelées globalement « la convocation d'automne ».
Le deuxième, fête, mineure certes, mais qui n'est pas sans importance, et Tou bichevat, ou « le nouvel an des arbres ».
Vient enfin la fête sans doute la plus connue des non-juifs, la fête de la Pâque, ou Pessah.
Et, bien entendu, tout au long de l'année il y a d'autres fêtes ! Nous allons les découvrir ensemble au fur et à mesure qu'elles approcheront. Mais déjà, quelles sont-elles ?
Tout d'abord, les « fêtes austères » de ROCH HA CHANAH et de KIPPOUR, d'origine biblique.
Elles s'épanouiront dans la joie de la fête de SUKKOT et surtout de SIMHAT-TORAH (la joie de la Torah), le dernier jour de la Convocation d'automne.
Sukkot est la troisième des « fêtes de pèlerinage » qui remontent elles aussi aux temps bibliques, alors que tout le peuple montait en caravanes à Jérusalem pour célébrer la fête au Temple. Et c'est la seule de fêtes majeures qui n'a pas d'équivalent dans la liturgie chrétienne.
Les deux autres fêtes de pèlerinage sont en général connues des chrétiens ; ce sont PESSAH (Pâques) et CHAVOUOT (la fête des Semaines, Pentecôte). La synagogue et la demeure familiale remplacent aujourd'hui le Temple détruit.
Viennent ensuite quelques fêtes mineures, qui n'en sont pas moins populaires :
HANOUKAH, fêtes des lumières, qui rappelle la victoire des Macchabées sur les Grecs (2ème siècle avant J.C.) et la purification du Temple reconquis. Elle se célèbre au mois de décembre. Ce n'est pas une fête chômée.
POURIM, qui célèbre la délivrance des juifs de Perse grâce à l'intervention de la reine Esther. Ce n'est pas non plus une fête chômée. Elle est célébrée en mars - avril.
Et, déjà évoqué plus haut, le Nouvel An des arbres, habituellement en février.
Mais la place primordiale revient bien entendu au SHABBAT qui revient chaque semaine, visite sainte de Dieu à ses enfants, accueillie dans la joie et la reconnaissance, repos bienfaisant qui vient re-dynamiser toute une semaine de travail et de soucis et refaire les forces spirituelles des fidèles. Nous lui consacrerons aussi une page.
Reste à rappeler que le calendrier du judaïsme est une combinaison savante du calendrier lunaire et solaire, ce qui fait que les fêtes n'ont pas de date fixe. Elle sont situées cependant en gros à la même époque de l'année, grâce à un correctif (l'équivalent de notre année bissextile), qui intercale, certaines années, un mois supplémentaire (mois d'Adar, au printemps) ; ces années-là sont appelées années embolismiques. Sur le cycle de 19 ans, elles représentent sept années.
Il y a enfin dans le judaïsme ce que l'on pourrait appeler par analogie « des temps forts » : ainsi le mois d'Eloul, qui prépare aux fêtes de la « convocation d'automne », et le compte d'Omer, entre Pessah et Shavouot. Nous en parlerons aussi en leur temps.